Exercice & SCI

Effets du réentraînement à l'effort à la phase précoce de rééducation sur l'autonomie en fauteuil roulant

du blessé médullaire 

Essai clinique multicentrique.

Version n°4 du 29 décembre 2008

 PHRC national 2009 

Investigateur coordonnateur

 - Dr Paul CALMELS    Service MPR CHU Saint Etienne, LPE EA 4338 Hôpital Bellevue

Investigateurs associés :

- Pr Pierre DENYS   Service de MPR Neurologique Hôpital Raymond Poincaré, APHP

- Pr Brigitte PERROUIN-VERBE   Service de MPR Neurologique, Hôpital Saint Jacques, CHU de Nantes

- Pr Bernard PARRATTE  Service de MPR, Hôpital Jean Minjoz, CHU de Besançon

- Dr Hubert TOURNEBIZE Service de MPR des Kermes, Hôpital Renée Sabran, Hyères

- Dr David GOSSENS Centre de Rééducation de la Tour de Gassie, Bruges

- Dr Dominique GAULT Centre de Rééducation Clémenceau, UGECAM, Strasbourg

- Dr Charles FATTAL Centre de Rééducation PROPARA, Montpellier

- Dr Pierre PEDELUCQ Centre de Rééducation de KERPAPE, Ploemeur

 

Expérimentateurs :

- Mr Xavier DEVILLARD, MCU (STAPS) Service MPR CHU Saint Etienne, équipe LPE (EA 4338), Université Jean Monnet, Saint Etienne.

- Dr Frédéric ROCHE MCU-PH, Service de Physiologie et Médecine du Sport, CHU de Saint Etienne

- Mr Nicolas TORDI, MCU (STAPS) Service d'explorations fonctionnelles CHU Jean Minjoz Besançon cedex

- Dr Véronique Bonniaud MCU-PH MPR Service de MPR Hôpital Jean Minjoz, CHU de Besançon

- Mr Patrick Benoit, Cadre Kinésithérapeute, Enseignant à l'IFMK Centre de Rééducation PROPARA, Montpellier

- Mr Jean-Marc Barbin, PRAG (STAPS) Centre de Rééducation PROPARA, Montpellier

- Mr Patrice PERRON, Masseur-Kinésithérapeute responsable service médullaire Centre de Rééducation de Kerpape

- Mr Stéphane INQUIMBERT, Masseur-Kinésithérapeute  Centre de Rééducation Clémenceau, UGECAM, Strasbourg

- Mr  Pierre ORION, Masseur-Kinésithérapeute Centre de Rééducation Clémenceau, UGECAM, Strasbourg

Résumé de l'étude

Il s'agit d'une étude thérapeutique, multicentrique, randomisée sur une population de blessés médullaires à la phase précoce de rééducation, comparant le bénéfice d'un programme de réentraînement à l'effort effectué en phase précoce de rééducation.

Cette étude est basée sur les constats suivants :     

1- l'inactivité de la période d'alitement de la phase initiale traumatique ou lésionnelle ainsi que la lésion neurologique par les modifications physiologiques majeures induites (cardio-vasculaires, respiratoires, hormonales, ..) entraînent une baisse importante de la condition physique. Malgré une certaine adaptation avec le temps, la rééducation classique et la reprise des activités de la vie quotidienne, le sujet blessé médullaire ne peut acquérir un niveau important de condition physique, alors que ses conditions motrices exigent pour les actes de la vie quotidienne un surcoût énergétique important (surcoût du déplacement en fauteuil roulant et faible rendement de la propulsion bi-manuelle, surcoût des transferts, ..).

2- des programmes de réentraînement ont été proposés et les données de la littérature font état de leurs bénéfices, de leur innocuité, mais ils sont toujours effectués à une phase chronique, parfois même tardivement après l'épisode lésionnel initial, avec le plus souvent la recherche d'un bénéfice dans la pratique sportive. Aucune étude ne relate l'intérêt d'un reconditionnement physique en phase précoce.

L'objectif principal est d'évaluer le bénéfice fonctionnel sur l'autonomie de déplacement en fauteuil roulant d'un programme de réentraînement à l'effort effectué en phase précoce (de 3 à 6 mois post lésionnel). Il sera déterminé par des paramètres fonctionnels de mesure de la distance maximale parcourue au cours d'un test de 6 minutes, effectuée à la fin de la période d'entraînement et à 6 mois post-entraînement.

Les objectifs secondaires sont : de vérifier les répercussions positives sur la durée de séjour en MPR  et donc le coût de la prise en charge ; de vérifier le bénéfice fonctionnel global et sur la qualité de vie d'un réentraînement à l'effort, à la fin de l'entrainement et tardivement (6 mois post-entraînement) ; de quantifier les paramètres dépendants de l'autonomie, tels que les capacités de franchissement d'obstacles, le niveau d'indépendance fonctionnelle (MIF), la qualité gestuelle des membres supérieurs pendant la propulsion, les facteurs physiologiques limitant l'activité physique à l'effort ;  de valider la mesure de puissance critique mesurée comme critère d'évaluation fonctionnelle fiable et réaliste. La puissance critique étant l'intensité à laquelle le patient pourra travailler ou exercer ses activités quotidiennes sans ressentir de fatigue (donc en parfaite autonomie).

Après une épreuve d'effort initiale pour la détermination des critères d'intensité et de tolérance, le réentraînement à l'effort proposé est un programme personnalisé progressif, type Weelchair Interval Training et Testing (WITT), effectué pendant 8 semaines, à raison de 3 séances par semaine, durant la période d'hospitalisation en MPR. La durée de chaque séance est de 30 minutes. Au cours des séances, l'intensité est réévaluée en fonction des progrès. Pour la standardisation des évaluations et des séances de réentraînement, tous les tests seront effectués sur ergomètre pour fauteuil roulant (VP H®).

Les patients seront recrutés dans une période de 3 à 6 mois après leur lésion médullaire, au sein des centres et services de Médecine Physique et Réadaptation participant à cette étude, et selon des critères d'inclusion précis, dont la tolérance à effectuer un exercice intensif déterminé après une épreuve d'effort. Deux groupes seront constitués, un bénéficiant du programme de réentraînement (groupe « réentraînement spécifique ») et un groupe contrôle (groupe « rééducation habituelle »).

Plusieurs visites de suivi sous forme de consultations et bilans d'évaluation seront effectuées : visite initiale d'inclusion, visite de fin de programme de réentraînement (après 8 semaines) et visite de suivi à 6 mois. Chaque visite comprend un examen clinique, neurologique (classification ASIA) et général, une épreuve d'évaluation de l'autonomie de déplacement (distance parcourue en 6 minutes), et de capacité de franchissement (sur pente de 5%), une évaluation de la qualité gestuelle des membres supérieurs lors de la propulsion, et un bilan fonctionnel global (MIF) et de qualité de vie (questionnaire IRVN).

La durée totale du protocole est de 8 mois pour chaque sujet.

 Il sera proposé aux patients du groupe « rééducation habituelle » un programme de réentraînement comparable en fin d'étude.

Dernière mise à jour de cette page le 12/10/2009

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